Publié dans Politique

Propagation de fausses nouvelles - Un acte de kidnapping à Saririaky, la rumeur d'une répression démentie

Publié le dimanche, 14 septembre 2025

Fausse information debunkée. Loin des rumeurs de répression sur des manifestants anti-projet Base Toliara, qui ont pu circuler, les événements tragiques survenus ce samedi 13 septembre 2025 à Saririaky, dans la Commune d'Ankilimalinika, relèvent en réalité d'une opération de lutte contre le grand banditisme. Une violente confrontation a opposé les Forces de l'ordre à un gang de kidnappeurs lourdement armés, faisant un mort parmi les assaillants et un blessé côté Gendarmerie. L’attaque a débuté aux alentours de 15 heures. Une dizaine de dahalo équipés de fusils de chasse et d'armes blanches, ont fait irruption dans le village de Saririaky.

Semant la terreur, ils ont enlevé trois résidents, leur infligeant des sévices avant de les traîner de force vers la forêt avoisinante.  L'alerte a été rapidement donnée par le chef du Fokontany. Sans attendre, les Forces de l’ordre (gendarmes, policiers, militaires) venant de Benetsy (Toliara II) se sont lancées à la poursuite des ravisseurs avec le soutien des membres du "Voromahery", le comité de vigilance local de la Commune d'Ankilimalinika. Cette force mixte a suivi les traces des criminels jusqu'au cœur de la forêt. 

L'embuscade et l'affrontement

Pour couvrir leur fuite, les bandits avaient érigé un barrage rudimentaire. Lorsque les gendarmes et les membres du "Voromahery" ont tenté de démanteler l'obstacle pour poursuivre leur traque, ils sont tombés dans une embuscade. Les malfaiteurs, dissimulés, ont ouvert le feu sans sommation, utilisant leurs fusils et projetant des pierres sur les Forces de l'ordre. Un violent échange de tirs s'en est suivi. Dans la confusion, un gendarme a été blessé par balle, mais les Forces de l'ordre ont réussi à neutraliser l'un des assaillants, qui a été mortellement touché. Malgré tout, le reste du gang a profité du chaos pour s'enfuir plus profondément dans la forêt, emmenant avec eux deux des trois otages. Cependant, une lueur d'espoir est apparue lorsque le troisième otage a réussi à s'échapper au cours de l'affrontement. Sain et sauf, il a pu regagner le village et constitue désormais un témoin clé pour l'enquête menée par la Gendarmerie.

Un pur acte de banditisme, pas un conflit social

Les autorités ont tenu à clarifier la nature de cet événement. Il s'agit "purement et simplement d'un acte de grand banditisme et de kidnapping", sans aucun lien avec les activités de la société minière Base Toliara ou tout autre contexte de manifestation sociale. L'attaque est attribuée à un groupe criminel bien connu dans la Région, le gang "Mazoto", déjà tristement célèbre pour plusieurs méfaits similaires. Les recherches se poursuivent activement pour localiser et libérer les deux otages restants et pour appréhender les fugitifs. 

 

Nikki Razaf

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff